Essai : Aston Martin V8 Vantage
Nous le confessons : ponctuellement, nous nous sommes rendus coupables d’une collaboration avec Albion en lui permettant une intrusion en fôret de Fontainebleau. Une cohorte d’environ 400 chevaux originaires de Gaydon ont, plusieurs heures durant, écumé les routes du Gâtinais. Réunis en une unité nommée Aston Martin V8 Vantage, sous le commandement d’un jour de votre serviteur…
Non, ce n’est pas une DBS qui nous aura occupé l’esprit ces derniers jours, même si les hasards du calendrier ont voulu que notre essai coïncide avec l’actuel contexte cinématographique. Dommage, Aston Martin semble avoir retrouvé les bonnes grâces du MI-6 et de son agent 007 depuis quelques temps… C’est donc une V8 Vantage qui nous attend dans sa livrée Ghillies Green, la teinte traditionelle Aston Martin. Nous le savions déjà , la petite Aston n’a rien d’un ersatz de DBS mais rassemble, au contraire, la meilleure synthèse entre la sportivité et l’aristocratie propres à la marque. Nettement plus sportive qu’une DB9, moins bestiale et plus discrète qu’une DBS, elle est sans doute la plus homogène des Aston.
Premiers tours de roues, et première surprise : son élégance, signée de la main du maître David Fisker, et le raffinement intérieur cachent bien le jeu de la traîtresse. Comment s’attendre à un tel caractère derrière ses galbes de muse pour gentleman driver? Les commandes sont fermes : embrayage, direction, boîte au maniement rude… La petite Aston ne se livre pas à n’importe qui et aime à être menée virilement.
Antoine Arnoux











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