Sportive de la semaine : Aston Martin DBS
Publié par Audrey Favin le 5 février 2010.Classé dans Aston Martin, sport automobile.
2007. Opération tonnerre à Pebble Beach. Aston Martin présente la DBS, héritière de la Vanquish. La GT anglaise préférée de James Bond laisse libre cours à ses aspirations sportives, la sobriété n’est plus de mise.
En août 2007 le concours d’élégance de Pebble Beach reçoit dans ses jardins une Aston Martin. La marque anglaise a choisi l’évènement américain plutôt que le salon de Francfort pour présenter son dernier modèle, la DBS. Un an plus tard la GT est maltraitée par le plus célèbre espion de Sa Majesté dans Casino Royale. Deux apparitions aux antipodes à l’image de la DBS, la plus brute des Aston produites à Gaydon.
La DBS prend la succession de la Vanquish, elle couronne la gamme avec un positionnement extrême sur l’échiquier Aston. Elle prend place entre la sage DB9 et sa version piste DBR9. Déclinaison sportive de la berline, elle adopte un style plus agressif. Le contraste avec la DB9 est spectaculaire. Trop au goût des puristes, pour qui elle s’éloigne de la sobriété traditionnelle d’Aston. Les prises d’air sur le capot, les jantes sur-dimensionnées à 20 pouces, la présence de carbone : la personnalité sportive de la DBS se fait trop criarde. Point de vue très relatif lorsque l’on croise une GT italienne…
Cette «dérive» esthétique sert les performances de la GT anglaise. Si le carbone a colonisé le capot, les ailes et même les armatures des sièges, c’est qu’Aston a mené une chasse impitoyable contre les kilos superflus. Le poids de la DBS culmine quand même à 1.7 tonnes, il faut toute la puissance du V12 6l amélioré de la DB9 pour tracter la bête. Associé à une transmission manuelle à six rapports le moteur assemblé à la main développe 517 chevaux et un couple de 570 Nm. Le 0 à 100 km/h est abattu en 4.3 secondes et la DBS passe les 300 km/h en vitesse de pointe, sonorités rageuses à l’appui. L’habitacle soigné mêle matières nobles et ambiance sportive avec du cuir, de l’alcantara, une sellerie baquet et du carbone.
En 2008 Aston commercialise la DBS, profitant à plein du buzz créé par son apparition dans le dernier James Bond. La firme limite la production à 500 exemplaires par an facturés chacun 240 000 euros. La DBS a enlevé le haut en 2009 pour la Volante, avant de basculer définitivement du côté obscur avec l’édition spéciale Carbon Black en fin d’année dernière.
Pour le plaisir, voici le trailer réalisé par Sport-Prestige en 2008 juste avant la sortie de la DBS et de Casino Royale…
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