BMW 135i : esprit, es-tu là ?
Oui, plus que jamais! Pour un peu, BMW nous referait le coup de la 2002 Tii. Comportement joueur et colérique sont de mise pour la plus pimentée des série 1. En attendant une hypothétique M1, la 135i couronne la gamme de la compacte à l’hélice. Avec brio.
Apparu en 2006 avec le coupé série 3 e92, le 6 cylindres 3,0 l développe une puissance de 306 ch à 5800 trs/mn. Pour mémoire, rappelons que ce bloc permit au constructeur bavarois de remporter (une fois de plus…) le titre de « Moteur de l’année » en 2007. Inaugurant les injecteurs piézo-électriques sur une motorisation essence, ce moteur combine une technologie d’injection directe de pointe à une double suralimentation. Déjà impressionnant sur la 335i, ce 6 en ligne anime depuis peu la variante coupé de la série 1. Plus légère de 120 kg que sa grande soeur (1480 kg tout de même…), le rapport poids/puisance passe de 5,3 à 4,8 kg/ch. Les performances sont de haute volée: simple formalité, le 0 à 100 km/h est envoyé en 5,3s. Non content d’afficher un caractère bien trempé, ce superbe 6 cylindres est disponible à tous les étages: le couple maxi de 400 Nm est atteint dès 1300 trs/mn! De quoi réhabiliter les moteurs à bougie en ces temps de diésélisation à outrance, d’autant que la sobriété est préservée: la 135i est annoncée à 9,2 l/100 km en cycle mixte.
Cette petite propulsion reprend les ingrédients des BMW d’antan : gabarit mesuré, comportement routier incisif, musicalité du 6 en ligne… Et l’ESP entièrement déconnectable ajoute encore un peu d’authenticité. Seul hic: les 41 900 euros (prix d’appel) demandés pour cette digne héritière de la 2002.
Antoine Arnoux








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