Avertisseurs de radars : flou juridique ?
Jargon, confusion ! Qui fait aujourd’hui la différence entre un détecteur et un avertisseur de radars ? Sûrement pas les forces de l’ordre qui verbalisent à tour de bras ceux en possession de ce boitier magique. Mais que dit la loi ? Réelle infraction ou instrument de justice sociale ? Quels sont les risques encourus ? Sport-Prestige répond.
Avertisseur, détecteur : quelle différence ? Le détecteur capte les ondes émises par les radars. L’avertisseur lui, ne détecte rien. Il reconnait la position du véhicule (via le GPS) et prévient le conducteur qu’il approche d’une zone de contrôle. Ces emplacements, fixes ou répétitifs (pour les radars mobiles) peuvent d’ailleurs être consultés sur le site de la sécurité routière.
Détecteur de radars, illégal ? l’article R413-15 du code de la route est formel. “Détenir un appareil de nature à déceler la présence ou perturber le fonctionnement d’instruments servant à la constatation des infractions de la circulation routière ou de permettre de se soustraire à la constatation des dites infractions est puni par la loi“. Même sans en faire usage, le transport d’un détecteur de radars expose son propriétaire à une contravention de cinquième catégorie.
Que risque-t-on ? Au mieux, la saisie immédiate de l’appareil frauduleux, une amende de 1500 euros, et le retrait de deux points. Au pire, la suspension du permis de conduire (trois ans maximum).
Le véhicule peut-il être saisi ? Oui, si le détecteur de radars est placé, adapté, fixé ou appliqué sur le véhicule.
Vous voilà prévenus…
Par Mathieu Bellisario











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