Essai : Mercedes SLK 200 K
Comportement routier
Si Mercedes compte dans ses rangs des sportives racées (SL), pourquoi diable s’obstiner à de pareilles prétentions pour le SLK ? Même chaussé en Pack Sport (moyennant 3000 euros) le roadster en dur charge à blanc. Véloce le 1,8 litres de 184 chevaux ? Pas tant que ça. Poussif dans ses accélérations, peu réactif dans les courbes, autant dire qu’il faut monter en gamme pour ressentir ne serait-ce qu’un léger souffle de frisson. Non pas que le SLK 200K rate sa cible. Il vise simplement trop bas.
La transmission automatique cinq rapports déçoit plus qu’elle ne rassure. Oubliez la 7G-Tronic du SLK 55 AMG. Ici, la 200 K donne dans le trip pas tonique. Courte, capricieuse (lente au rétrogradage), loin de tirer dans les tours, elle ne s’autorise aucune marge et sa prise de risque reste minime. Redite en mode confort. A grande vitesse, le coup de volant reste assez précis et équilibré sur chaussée lisse, malgré un léger flou ressenti les premiers kilomètres avalés. Vite corrigés. En pointe, il faut s’armer de patience pour voir l’aiguille taquiner les 232 km/h. Ceux n’ayant devant eux que 7,9 secondes pourront quand même franchir la barre symbolique des 100 km/h. Un moindre mal. A signaler enfin, un confort de suspension appréciable, chose assez rare sur le segment des têtes nues.
Mathieu Bellisario


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