Essai : Mercedes SL 350 2008
Comportement routier
Le gabarit du véhicule est peu rassurant en trajets urbains, même si les capteurs de proximité avant/arrière facilitent la tâche. Échappons-nous de la tourmente toulonnaise, direction l’arrière-pays varois. Évoluer à allure modérée sur les départementales sinueuses des gorges du Verdon ne pose aucun problème au SL. La stabilité est souveraine et la tenue de route ultra-sécurisante tant que cette GT est menée le coude à la portière.
Le châssis du SL est moins à l’aise dès que le rythme s’accélère : le train avant souffre du poids conséquent et de suspensions trop souples. Et la direction paramétrique, peu incisive et floue vers le point milieu, n’arrange rien. Jusqu’à un certain point, le manque de dynamisme se traduit par un léger sous-virage. Lors d’ attaques en règle, le roadster retrouve son caractère de grosse propulsion et le train arrière jouera des tours. Les décrochages sont tardifs, mais là , nous serons à des allures hautement répréhensibles et rattraper les débordements seront assez délicats : malgré L’ESP et l’ASR fournis de série, les lois de la physique ont leurs limites! Gageons que la suspension pneumatique ABC ( option à 4000 € ), absente de notre modèle d’essai, améliore le tableau.
Les grands axes et les larges courbes rapides conviennent mieux à cet imposant roadster : imperturbable même à très haute vitesse, le SL se conduit en toute sérénité, et dans un confort que ne renierait pas une Classe S…
Antoine Arnoux











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