Mercedes Classe G : du culte du paradoxe…

Publié par Antoine Arnoux le 22 juin 2009

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Encore? Mercedes n’en démord pas, le Classe G continuera sa carrière contre vents et marées. 30 ans de vie et un énième restylage pour le plus ancestral des tout-terrain, curiosité de la production automobile actuelle.

A l’origine véhicule militaire destiné à l’armée allemande, le Classe G a aujourd’hui délaissé ses crampons de baroudeurs pour les trottoirs de l’ouest parisien ou les avenues californiennes. Avec son châssis séparé et son aérodynamique… particulière, il fait figure de dinosaure du catalogue Mercedes. Dinosaure décalé, élitiste au possible lorsqu’il se dote d’un V8 de 507 ch et reçoit tous les raffinements des versions AMG, par exemple. Avec toujours des capacités de franchissement hors pair!

Cette année, le Classe G s’accorde peu de changements : rustre par nature, les seules coquetteries qu’il accepte sont une nouvelle protection de roue de secours et deux nouvelles teintes : gris métallisé Palladium et Magno platinum, livrée mate issue du catalogue Designo.

L’habitacle joue le contraste avec ses traits de bûcheron en vadrouille : les occupants profiteront de sièges ventilés multicontours, de nouveaux cuirs de sellerie et d’inserts de chrome ou « piano black » plus abondants. Une nouvelle interface iPod et port USB se charge du vernis « hi-tech » de l’engin…

La gamme de motorisations reste inchangée et s’échelonne du diesel 320 CDI ( V6, 224 ch ) au 55 AMG ( V8 compressé, 507 ch ).

Entre raffinement poussé à l’extrême et caractère brut de décoffrage, le Classe G n’en est pas à une contradiction près. Et surtout pas de continuer sa production au moins jusqu’en 2015, malgré sa place d’aberration automobile du XXIème siècle. Mais quand il partira, il risque de nous manquer…

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