Essai : Audi A5 3.0 TDI Quattro S-Line
Vie à bord
L’habitacle est suffisamment soigné pour que l’on revienne sur la qualité de finition, chasse gardée Audi. Très sympa, les compteurs en forme de cames, avec la graduation typée course… Et avec la console centrale légèrement orientée vers le conducteur, l’ambiance rappelle ce que proposait un autre constructeur bavarois il y a quelques années… La planche de bord est conforme aux habitudes maison : taillée dans des matériaux de premier choix, elle se pare d’ inserts aluminium dans cette finition S-Line. L’ergonomie est globalement bien pensée, à l’instar du volant multifonctions simple d’utilisation ( une fois n’est pas coutume ). Seul le système MMI et sa molette centrale demanderont un temps d’adaptation : regroupant même les fonctions de climatisation et de sièges chauffants, son utilisation paraît complexe au départ.
Le gros atout de l’A5 est son habitabilité, qui en fait presque une familiale au long cours : aucun problème pour quatre personnes, tant que les passagers arrière ne mesurent pas plus d’1,80m ( le pavillon est assez bas ). En dépit d’une sportivité affirmée ( toujours avec élégance ), l’A5 ne néglige pas le sens pratique : les 455 l du coffre s’approchent de ce que propose une familiale, et les rangements sont bien pensés à défaut d’être volumineux, à l’image des bacs de porte, peu profonds mais dessinés pour y loger une bouteille. Avec le chargeur CD/DVD, le volume de la boîte à gants est réduit à la portion congrue. Pour un coupé, l’habitacle est convivial, même si peu lumineux : la haute ceinture de caisse et les vitres latérales façon meurtrières distillent une atmosphère un peu engoncée, mais pas désagréable. Parlant des vitres, il est dommage qu’elles ne puissent s’entrebailler à l’arrière, ce que propose une Série 3. Mais en comparaison, la BMW serait plus conventionnelle. Les rôles seraient-ils en train de s’inverser?
En revanche, certains détails ne sont pas à la hauteur de la réputation du constructeur et choquent à ce niveau de prix, comme l’absence de moquette dans l’emplacement de roue de secours, ou encore les plastiques d’aspect banal du seuil et des charnières de coffre. Ces menus reproches restent heureusement anecdotiques, mais quelques touches d’alu supplémentaires auraient été bienvenues.
Question sécurité, rien ne manque : en plus des traditionnels airbags frontaux et latéraux, les airbags rideaux sont fournis de série, ainsi que l’ESP et l’ASR ( partiellement déconnectables ).
Antoine Arnoux










Avec la Phaeton, Volkswagen a tenté, sans succès, de se frayer une maigre place parmi les constructeurs premium. Aujourd'hui, la faible de...
La décote colossale infligée au premier SUV « sportif » permet de se porter acquéreur d'un modèle AMG au prix d'une compacte neuve. Le...
[...] C’est marrant que tu dises ça, on est venu en A5 S line… On pourrait faire la séance photo [...]