Essai : Audi A5 3.0 TDI Quattro S-Line
Comportement routier
Presque une propulsion, tant les progrès réalisés au plan dynamique sont surprenants. Pour un coupé de 1610 Kg s’entend, car l’A5 est l’archétype du coupé grand tourisme, efficace et ultra-sécurisant. A noter que la répartition des masses est passée à 55/45. Très sain, son châssis colle parfaitement à l’image de l’auto : très “gentleman driver”, sportif à ses heures… Le châssis sport proposé d’office sur la S-Line fait preuve d’une étonnante rigidité et d’un bon renvoi d’informations. Par contre, on déplorera la fermeté de son amortissement, inconfortable aux places arrière ( les autres niveaux d’équipement ne souffrent pas de cette lacune ). Hormis sur un billard autoroutier, son terrain de jeu favori. Mais là , le permis s’envole aussi vite que les dixièmes… Le régulateur est heureusement de série! Quoi qu’il en soit, cette Audi fait preuve d’une tenue de cap imperturbable, même en courbe rapide. On regrettera juste que la direction ne soit pas plus précise à basse vitesse, où elle offre un toucher de route artificiel. Pas désagréable, mais aurait gagné à être plus incisive. Afin d’encaisser la vigueur du 3.0 l et ses 500 Nm de couple, cette motorisation n’est proposée qu’en Quattro… et heureusement! Le différentiel central Torsen permet une répartition du couple allant jusqu’à 60 % au train arrière et joue pour beaucoup dans le comportement de ce coupé. En cas d’urgence, mais alors en poussant vraiment la motricité à bout, c’est l’arrière qui aura tendance à vouloir rejoindre l’avant. Pas de surprise, donc. Pour terminer, nous attribuerons une mention très bien au freinage, endurant et mordant à la moindre sollicitation. Fort appréciable également, le déclenchement automatique des feux de détresse en cas de freinage d’urgence.
Rivale toute désignée de la Série 3 coupé, l’A5 affiche un comportement aux antipodes des châssis un peu trop sages des Audi style fin du siècle dernier. Désormais, les Anneaux chassent ouvertement sur les terres BMW. Avant de regagner nos pénates, bref arrêt par la place Vendôme et la place des Victoires pour clore notre Paris by night. De bon augure pour les R10 TDI les 14 et 15 juin prochain…
Antoine Arnoux








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[...] C’est marrant que tu dises ça, on est venu en A5 S line… On pourrait faire la séance photo [...]