“Il me semble parfois que mon sang coule à flots, ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots. Je l’entends bien qui coule avec un long murmure, mais je me tâte en vain pour trouver la blessure…”. Que faire docteur ? J’ai la solution. Soignez vos plaies avec la série Sang Noir de Bugatti.

Quelle mouche a piqué Bugatti ? La firme de Molsheim semble souffrir du syndrome de la série limitée. Un mal incurable. Deux rechutes en quelques mois. Après la très bon chic, bon genre Veyron Hermès, Bugatti change de quartier. Là où les lumières se font plus sombres, les instants plus tragiques… A la surprise générale, le constructeur dévoile la Veyron Sang Noir, autre cheval de course détallant à plus de 400 km/h. Une fois encore, c’est dans les livres d’histoire que l’(insuffisante) inspiration se puise. Sans honte, la supercar alsacienne “imite” l’opulente 57 S Atlantique des années 30.

Ni quand, ni combien

Fort heureusement, les similitudes s’arrêtent au stade du revival marketing puisque cette énième série exclusive coule plus épais. A dominante sombre : carrosserie intégrale, phares, jantes en aluminium teintées et rétroviseurs (également en aluminium). La Veyron broie du noir. Mais quelle classe ! Seuls les panneaux en fibre de carbone restent à nu. Dans l’habitacle, les cuirs et Alcantara haute qualité sont de sortie, teintés orange vif. Admirez le contraste ! Pour le reste, Bugatti n’en dira pas plus. Pas question d’évoquer le nombre (limité) d’exemplaires, ni le prix de vente. Mais la demande sera forte, très forte. De quoi donner au très select constructeur une première base, avant d’étudier le remplacement de la Veyron…

A voir : Bugatti Veyron

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