Ferrari FXX par Edo Competition : sur la route!
Le préparateur allemand Edo Competition récidive avec une interprétation routière de la très exclusive Ferrari FXX. Oui, légalement, la plus turbulente des supercar italienne a désormais le droit de pointer le bout de son nez dans votre rétroviseur.
La Ferrari FXX, on s’en souvient, est une monstrueuse bête de circuit à peine civilisée. Non, pas comme une GT3 RS tout juste exploitable sur route ouverte, mais à un tout autre niveau : la FXX n’avait d’ailleurs pas reçu d’homologation pour un usage sur route ouverte. Seuls 30 exemplaires en furent produits, livrés à des clients livrés sur le volet, dont un jeune retraité des circuits nommé M. Scumacher. Le lancement de la FXX s’inscrivait dans une démarche de développement d’une supercar radicale, en s’appuyant sur les attentes des clients Ferrari eux-mêmes. En somme, un parc d’essai dont les clients seraient les acteurs… A ceci près que les 800 ch et 1155 kg ( 1,44 kg/ch, soit un des rapports poids/puissance les plus avantageux au monde! ) étaient strictement réservés à un usage sur piste.
Trois ans après sa production, ce n’est plus le cas : Edo Competition, déjà connu pour avoir dévergondé les Maserati MC 12 et Ferrari Enzo ( le pendant civilisé de la FXX ), libère cette licorne italienne des arènes bitumées et lui permet d’accéder aux Autobahn, où elle pourra enfin en remontrer à l’insolente Bugatti Veyron. Pour les besoins d’homologation que l’on imagine, la découpe du pare-brise et les optiques ont été modifiés. L’échappement de course à bien sûr hérité d’un catalyseur. Inexistant à l’origine, un frein à main fait son apparition, tandis que la garde au sol symbolique de la FXX a été revue à la hausse. Enfin, les pneus slicks Bridgestone ont été remplacés par une monte routière.
Notons que les performances ne devraient pas souffrir de ces adaptations. Car en guise de pied de nez final à la bienséance si tendance de nos jours, Edo Competition augmente encore la puissance du V12 de 10 %, s’établissant désormais à 880 ch! C’est toujours moins qu’une Bugatti Veyron, mais suffisant pour afficher des performances similaires. Certes, la vitesse de pointe reste cantonnée à 350 km/h, mais le 0 à 100 est engloutit en moins de 3 secondes…
On ignore le coût total des modifications. Certainement une bien maigre proportion des 1,5 million d’euro demandés, en 2005, pour l’acquisition d’un des 30 exemplaires produits.
Antoine Arnoux










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